Les niveaux de loyers

En octobre 2004, le Conseil d’Administration de Porte des Alpes Habitat a pris la décision de reporter, en deux ans, les évolutions annuelles des loyers de janvier à juillet, afin d’être en phase, le cas échéant, avec les revalorisations de l’APL.

Ainsi, les loyers 2005 ont été révisés en avril 2005. A partir de 2006, ils le seront au mois de juillet. A cette date, cette révision sera en moyenne de 2,3 %.

La hausse des loyers est elle identique selon les groupes ? Le conseil d’administration vote les loyers en niveau, afin d’obtenir un montant de recettes qui permettent à Porte des Alpes Habitat d’accomplir ses missions. Les hausses sont ensuite réparties entre les immeubles en fonction des marges définies par les conventions passées avec l’Etat et la qualité des services rendus.

Ces évolutions financières doivent permettre à Porte des Alpes Habitat de s’engager sur quatre orientations :

Un développement patrimonial ambitieux

Tout d’abord, il convient de répondre aux attentes des 1600 demandeurs de logement inscrits dans notre fichier et de l’objectif de relogement des ménages concernés par l’opération de renouvellement urbain du centre ville de St-Priest.
“Porte des Alpes Habitat” vise un accroissement de son parc à hauteur de 13 % (de 4 500 à 5 100 logements) d’ici 2010, en partie sur le territoire de Saint-Priest mais également sur d’autres communes de la couronne Sud-Est de l’agglomération. Il est également prévu la démolition de 200 logements dans le cadre de l’ORU “centre ville”.
Cette croissance se fera dans le cadre d’un recentrage sur le Sud-Est de l’agglomération par une pratique d’échanges de logements avec d’autres bailleurs, la finalité étant de ne plus avoir à gérer des logements excentrés par rapport au territoire de référence.

Maintien et le développement d’un niveau d’entretien satisfaisant du patrimoine

Si l’entretien du bâti s’avère jusqu’à présent correct, l’ambition est de parfaire et de stabiliser ce niveau et de planifier des interventions plus lourdes à terme, dans un contexte de diminution des financements de l’Etat.

La structuration d’une véritable gestion de proximité

L’existence actuelle de 3 antennes (soit 18 agents) n’exonère pas d’une interrogation sur la réalité du service rendu, du fait notamment de l’absence de postes de gardiens et d’un recours important à la sous-traitance de prestations.

L’enjeu de la baisse des charges

La situation actuelle est caractérisée par un taux de couverture des loyers par APL important, mais avec un poids des charges élevé pour les locataires qui s’explique par le fait qu’elles intègrent souvent un volume élevé de prestations (notamment le chauffage, l’eau).

L’enjeu est donc de parvenir à intégrer à chaque acte de gestion patrimoniale une réflexion visant à saisir des opportunités de meilleure maîtrise des charges. Cela passera vraisemblablement par la réintégration de missions à assurer en interne, afin de conforter les compétences de l’établissement et de rééquilibrer la gestion des charges récupérables.